Le rêve américain!

Le rêve américain

Christine Wolff (soprano) et l’Ensemble CapriceSamedi 19 janvier 2013 à 20 h
Salle de concert Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal
1339, rue Sherbrooke OuestPlongez dans l’univers du nouveau monde et découvrez les oeuvres qui ont fait le voyage jusqu’aux États-Unis au 18e siècle. Au programme des pièces de J.Ch. Bach, Haendel et J. Hewitt interprétées par la soprano allemande Christine Wolff.

 

J’ai deux billets à offrir, premier arrivé premier servi, contactez-moi!

 Le rêve américain

La vie musicale à Boston au 18e siècle

                                                                                                             

Georg Friedrich Händel               (1685-1759)       

Extrait de l‘opéra »Giulio Cesare« (1727)

                  Ouvertüre                                        

                »Piangerò la sorté mia« (Acte III, Arie der Cleopatra)                                    

Johann Christoph Friedrich Bach (1732-1795)

Cantate »Die Amerikanerin« pour soprano, 2 violons et basso continuoHW 18 / 3

Nr. 1: Andante. Saide, komm

Nr. 2: Andantino grazioso. Schön ist mein Mädchen!

Nr. 3: Recitative – Poco Allegro: Du Quell – Allegro: Mein Herz Fleucht Ihr Entgegen – Larghetto Grazioso

John Frederick Lampe  (1703-1751)

The cuckooa celebrated concerto  Concerto pour flûte à bec et cordes en sol majeur

Vivace – Adagio – Allegro

Johann Christian Bach  (1735-1782)        

Extrait de: Vauxhall Songs (1767)

                  In this shady blessed retreat 

Carl Stamitz  (1745 – 1801)

Symphonie en sol majeur, op. 9 Nr. 2

Allegro maestoso-Andante poco Allegretto-Presto

-Pause-

Johann Christian Bach (1735-1782)                         

Extrait de Vauxhall Songs (1767)

                  Smiling Venus 

                                  

Chromatische Fuge über BACH, W. YA 50    pour clavecin

  

Quintette en ré majeur  pour flûte, hautbois, violon, violon alto et violoncelle, op. 11 Nr.6

 Allegro-Andantino – Allegro assai      

                                                                              

James Hewitt (1770-1827)

»The battle of Trenton « (New York, 1797). A military sonata    (Arr.M.Maute)

Introduction-The army in motion-General Orders-Acclamation of the Americans-Drums beat to Arms-Washington’s March-The American Army crossing the Delaware-Trumpets sound the charge-Attack-Defeat of the Hessians- Flight of the Hessians-The  Hessians begging Quarter –The fight renewed-The Hessians surrender themselves Prioners of War-Grief of the Americans-Yankee Doodle-Quick Step- General Rejoicing

Georg Friedrich Händel               (1685-1759)    

Extrait de l‘opéra »Giulio Cesare« (1727)

                »Da tempeste il legno infranto« (Arie der Cleopatra, Akt III)            

La vie musicale à Boston au 18e siècle

Dans le temps des colonies, Boston, en sa qualité de ville portuaire importante, est devenu un des grands centres de commerce et de culture de la Nouvelle-Angleterre.  Bien des éléments de la vie musicale européenne sont arrivés à Boston au 18e siècle : instruments, maitres de danse, professeurs de musique, et concerts publics.  Tout comme en Europe, la musique était déjà solidement ancrée dans la vie culturelle américaine. Bien que condamnée lorsqu’elle se pratiquait dans des endroits douteux comme les tavernes ou les théâtres, la musique était néanmoins cultivée chez les gens les plus aisés comme une manifestation de raffinement social, et par ailleurs elle était pratiquée comme loisir dans toutes les couches de la société américaine. Non seulement les habitants de la Nouvelle-Angleterre chantaient-ils à l’église, mais encore ils jouaient d’instruments de musique. Il s’agissait en particulier d’instruments à clavier, de cordes, de  flutes et d’autres instruments à vent. On en jouait dans les maisons privées, à l’église, dans les bals, à l’occasion des cérémonies solennelles, et dans des concerts publics.

Dans les archives, les premières annonces officielles de concerts à Boston (datant de 1729 et 1733) décrivent des prestations ayant lieu dans une école de danse et dans la salle de musique d’une résidence privée. Vers le milieu du 18e siècle, on pouvait assister à un nombre sans cesse croissant de concerts grâce à l’influence des frères Stephen et Gilbert Deblois, marchands et importateurs qui faisaient venir, entre autres produits, des instruments de musique. Les frères Deblois ont déposé une demande officielle pour pouvoir organiser des concerts dans la « Faneuil Hall » peu après l’inauguration de cette salle en 1742. Plus tard, en 1745, ils ont fait construire la « Concert Hall » au coin des rues Hanover et Queen. Ces concerts, organisés soit par les frères Deblois, soit par d’autres, s’appelaient « assemblées musicales » et étaient généralement des évènements semi-privés réservés à des abonnés venant des couches les plus aisées de la société (donc interdites aux classes ouvrières).

L’adoption en 1750 d’une loi interdisant les pièces de théâtre (à cause, disait-on, du comportement peu digne des spectateurs issus des classes moins fortunées lors des représentations) a eu comme résultat une augmentation sans précédent de la quantité et de la variété de la musique entendue à Boston, y compris la musique la plus récente. Lors des représentations théâtrales de « ballad operas » anglais et américains, de masques, et de pièces comportant des interludes musicaux, on pouvait parfois entendre de la musique plus « sérieuse » interprétée entre les actes. Ces théâtres ont maintenu à l’affiche certaines représentations défendues (comprenant de la musique laïque et instrumentale). Il y avait une exception importante à cette interdiction : les concerts donnés dans les années 1780 sous la direction de l’organiste William Selby à la « King’s Chapel » (appelée à l’époque « Stone Chapel » en raison du fort sentiment antianglais). Selby se limitait en général à monter des œuvres chorales de Handel et ses propres compositions chorales et instrumentales.

La loi interdisant les pièces de théâtre a fini par être retirée dans les années 1790 sous une pression croissante de la population mécontente. La ville a alors connu une recrudescence de représentations publiques et l’inauguration de deux théâtres qui se faisaient concurrence : le Boston Theater (1793) et le Haymarket Theater (1796). Dans ces salles, ainsi que dans d’autres salles importantes, il s’est constitué des orchestres maison qui fournissaient de l’emploi régulier à des musiciens professionnels auxquels on pouvait aussi faire appel pour des concerts ponctuels. L’existence de tous ces théâtres a attiré vers Boston des musiciens de qualité, ce qui a eu énormément d’influence sur la vie musicale de la ville.

L’arrivée de Gottleib Graupner, hautboïste et chef d’orchestre, a joué un grand rôle dans le développement de la culture musicale de Boston. En plus d’organiser de nombreux concerts, Graupner a fondé avec Francis Mallet et Filippo Trajetta un conservatoire (qui a malheureusement fait faillite au bout de deux ans). Il a aussi fondé une Société philharmonique qui a préparé le terrain pour l’établissement de la « Handel and Haydn Society » en 1815.

Suzanne Stumpf et Daniel Ryan,

Directeurs artistiques,

Musicians of the Old Post Road.

Aline Kutan

A propos Nicolas Lessard

Musicien éclectique. Contrebassiste. Bassiste électrique. enthousiaste./ Eclectic musician. Double bassist. Electric bassist. Enthusiast.
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